Drone à Niort le 5 novembre

La police nationale pourra utiliser une caméra embarquée sur un drone à Niort pendant les manifestations du jeudi 5 novembre 2026. L’autorisation préfectorale court de 9 h à 3 h le lendemain. Elle concerne une large partie de la ville, du centre jusqu’à Souché, et encadre la captation des images.

Une caméra autorisée pendant une plage de 18 heures

La préfète des Deux-Sèvres, Valérie Michel-Moreaux, a autorisé cette surveillance par un arrêté publié mercredi 4 novembre. Tony Chesneau-Lloyd, sous-préfet et directeur de cabinet, l’a signé par délégation.

La police nationale avait demandé, le 3 novembre, l’utilisation de deux caméras aéroportées. La décision limite toutefois à une le nombre de caméras de drone pouvant fonctionner simultanément. Elle permet de capter, d’enregistrer et de transmettre des images.

La période autorisée débute jeudi à 9 h et s’achève vendredi 6 novembre à 3 h, pendant 18 heures. Elle couvre donc le rassemblement annoncé à 11 h, place de la Brèche.

Ce dispositif concerne uniquement Niort, même si des manifestations sont également annoncées à Thouars, Bressuire et Parthenay.

Du centre-ville à Souché, une vaste zone de captation

Le plan annexé à l’arrêté dessine une zone étendue d’ouest en est. Elle englobe notamment le centre-ville, le secteur du Port et les rues de la Burgonce et de Strasbourg. Elle s’étend vers le boulevard de l’Europe, le quartier de Souché et l’Espace Mendès-France.

À l’inverse, Noron et la zone industrielle de Saint-Liguaire se trouvent hors de la zone représentée. L’aérodrome n’y figure pas non plus. Vous pouvez consulter la carte disponible ci-dessous.

zone de captation image 051126
Document Préfecture des Deux-Sèvres

Les troubles d’octobre invoqués pour justifier le dispositif

Pour motiver sa décision, la préfecture évoque les manifestations des 17, 24 et 31 octobre 2026. Elle fait état, à l’échelle nationale, d’incendies de bâtiments publics et de dégradations ou pillages de commerces. Selon elle, des faits similaires pourraient se produire lors du mouvement annoncé jeudi.

L’administration mentionne également des incidents dans les Deux-Sèvres, dont des blessures parmi les forces de sécurité, un véhicule dégradé et des tentatives d’incendie.

La préfecture estime que les caméras de surveillance déjà installées ne suffisent pas à couvrir les secteurs concernés. Elle considère aussi qu’aucun moyen moins intrusif ne permet d’atteindre le même objectif.

Cette autorisation complète les restrictions départementales prévues pour le 5 novembre, notamment sur certains objets, équipements de protection, carburants et artifices. La police avait déjà obtenu une autorisation de caméra sur drone lors des week-ends des 24 et 25 octobre, puis des 31 octobre et 1er novembre.


À voir aussi : Manifestations du 5 novembre : la préfète des Deux-Sèvres prend les devants


Comment le public sera informé et ce que deviennent les images

L’arrêté prévoit des messages sonores sur les lieux concernés pour avertir les personnes susceptibles d’être filmées.

Le Code de la sécurité intérieure interdit à ces dispositifs de capter le son ou d’utiliser la reconnaissance faciale automatisée. En principe, les enregistrements contenant des données personnelles sont conservés sept jours au maximum après la fin du déploiement. Des exceptions existent notamment pour les procédures judiciaires, administratives ou disciplinaires. La loi encadre également l’utilisation des images pour la formation des agents.

Ces autorisations peuvent faire l’objet d’un contrôle judiciaire. Le 18 septembre 2025, le tribunal administratif de Rouen a suspendu trois arrêtés relatifs à des drones lors de manifestations en Seine-Maritime. La juge a notamment estimé que les éléments présentés ne démontraient pas suffisamment l’insuffisance des autres moyens de surveillance.

En bref : ce qu’il faut retenir sur le drone à Niort

Quand la police pourra-t-elle utiliser un drone à Niort ?

Du jeudi 5 novembre 2026 à 9 h au vendredi 6 novembre à 3 h. L’autorisation porte sur une caméra de drone utilisée simultanément, sans imposer de survol continu.

Quels quartiers sont concernés ?

Le périmètre comprend notamment le centre-ville, le Port et Souché, jusqu’à l’Espace Mendès-France. La carte annexée à l’arrêté fixe ses limites.

Combien de temps les images peuvent-elles être conservées ?

Sept jours au maximum après la fin du déploiement, en principe. La loi prévoit des exceptions, notamment pour certaines procédures judiciaires, administratives ou disciplinaires.

Sources

Crédit photo d’illustration : Daniel Reche – Pexels

Laisser un commentaire