Retraites, chômage, arrêts de travail, prix du gaz, médicaments, aides pour les voitures électriques, MaPrimeRénov’, facturation électronique ou encore téléphones portables au lycée : de nombreuses mesures entrent en vigueur en France à la rentrée. À Niort comme dans le reste des Deux-Sèvres, salariés, futurs retraités, entreprises, automobilistes et parents d’élèves peuvent être concernés. Voici tout ce qui change au 1er septembre 2026.
Retraites et chômage : ce qui change au 1er septembre 2026
Retraites : le calendrier évolue pour certaines générations
À compter du 1er septembre 2026, la suspension jusqu’en 2028 du relèvement de l’âge légal de départ à la retraite commence à produire ses effets sur les nouveaux départs. L’âge légal de 64 ans ne concerne plus la génération née en 1968, mais les personnes nées à partir de 1969.
Pour les générations nées entre 1964 et 1968, l’âge légal varie, selon l’année de naissance, de 62 ans et 9 mois à 63 ans et 9 mois. Les nouvelles règles s’appliquent aux pensions qui prennent effet à compter du 1er septembre 2026. Elles ne changent donc rien pour les personnes qui ont déjà liquidé leur retraite.
Les règles évoluent également pour les carrières longues. Certains assurés qui ont commencé à travailler jeunes pourront partir quelques mois plus tôt qu’avec le calendrier précédemment prévu.
Retraite des mères : 24 ou 23 meilleures années au lieu de 25
Les nouvelles règles améliorent le calcul de la retraite de certaines mères. Pour les pensions qui prennent effet à compter du 1er septembre 2026, l’Assurance retraite peut retenir les 24 meilleures années pour les mères ayant un enfant et les 23 meilleures années pour celles qui en ont au moins deux, au lieu des 25 meilleures années.
Carrières longues : jusqu’à deux trimestres liés aux enfants pris en compte
Les caisses de retraite peuvent désormais intégrer certaines majorations de durée d’assurance accordées au titre des enfants parmi les trimestres réputés cotisés nécessaires pour bénéficier d’un départ anticipé pour carrière longue. Elles peuvent ainsi prendre en compte jusqu’à deux trimestres.
Fonction publique : une bonification pour certaines mères
Certaines femmes fonctionnaires qui ont accouché après leur recrutement bénéficient d’une bonification d’un trimestre par enfant né à compter du 1er janvier 2004. Cette mesure ne s’applique toutefois pas indistinctement à tous les fonctionnaires parents : le régime et la situation de l’assurée déterminent son application.
Rupture conventionnelle : la durée d’indemnisation chômage diminue
À partir du 1er septembre, les salariés qui quittent leur emploi dans le cadre d’une rupture conventionnelle individuelle disposent d’une durée maximale d’indemnisation chômage plus courte.
En métropole, cette durée passe à 15 mois maximum pour les moins de 55 ans, contre 18 mois auparavant, et à 20,5 mois pour les 55 ans et plus. Jusqu’ici, elle pouvait atteindre 22,5 mois pour les 55-56 ans et 27 mois à partir de 57 ans.
Arrêts de travail : de nouveaux plafonds par prescription
À compter du 1er septembre, de nouvelles règles encadrent la durée des prescriptions d’arrêts de travail. Sauf dérogation, un professionnel de santé ne peut pas prescrire plus de 31 jours lors du premier arrêt et plus de 62 jours lors de chaque prolongation.
Ces plafonds s’appliquent à chaque prescription et non à la durée totale de l’arrêt. Un professionnel de santé peut donc prolonger l’arrêt de travail au-delà de ces durées si la situation médicale du patient le justifie. Il peut également dépasser les plafonds pour une prescription lorsqu’il justifie médicalement une durée supérieure.
Le professionnel de santé doit par ailleurs mentionner les éléments médicaux qui justifient l’interruption du travail.
Fonction publique : les arrêts de travail évoluent aussi
Les mêmes plafonds de 31 et 62 jours s’appliquent aux fonctionnaires et aux agents contractuels. Pour un arrêt établi sur papier, le professionnel de santé doit désormais utiliser un formulaire Cerfa sécurisé.
En cas de prolongation, l’administration maintient en principe la rémunération lorsque le professionnel qui a délivré l’arrêt initial prescrit également cette prolongation. La réglementation prévoit toutefois plusieurs exceptions.
Santé et pouvoir d’achat : ce qui change au 1er septembre 2026 pour les médicaments, le gaz et le tabac
Médicaments : refuser certains biosimilaires ou hybrides fait perdre le tiers payant
À partir du 1er septembre, un patient qui refuse sans justification médicale un médicament biosimilaire ou hybride substituable proposé par son pharmacien à la place du médicament de référence perd le bénéfice du tiers payant.
Il doit alors avancer le coût du médicament avant de demander son remboursement à l’Assurance Maladie. Une règle similaire s’appliquait déjà lors de certains refus non justifiés d’un médicament générique.
Ce refus peut également entraîner un reste à charge. L’Assurance Maladie peut calculer le remboursement sur la base du prix prévu pour le médicament hybride ou biosimilaire. Si le patient choisit un médicament plus cher, il peut devoir payer la différence.
Gaz : le prix repère augmente de 5,6 %
La Commission de régulation de l’énergie fixe le prix repère de vente du gaz naturel à 172,05 €/MWh TTC en septembre 2026, contre 162,89 €/MWh TTC en août. Il augmente ainsi de 5,6 %, soit 9,16 €/MWh TTC supplémentaires.
Cette hausse ne signifie toutefois pas que tous les consommateurs verront leur facture augmenter automatiquement de 5,6 %. La Commission de régulation de l’énergie publie ce prix repère à titre indicatif : chaque fournisseur reste libre de fixer ses offres et l’impact dépend du contrat du consommateur.
Tabac : les prix de certaines références évoluent
Une nouvelle nomenclature des prix de vente au détail des tabacs manufacturés s’applique à partir du 1er septembre, conformément à l’arrêté du 5 août 2026.
Les fabricants modifient différemment leurs tarifs selon les références : certains augmentent, d’autres diminuent ou restent stables. Les évolutions relevées atteignent notamment 30 centimes à la baisse et 10 centimes à la hausse sur certaines références.
Voitures électriques : de nouvelles aides à partir du 1er septembre
Voitures électriques d’occasion : une aide sans condition de revenus
À partir du 1er septembre, le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) finance une nouvelle aide pour acheter ou louer une voiture électrique d’occasion. Les revenus du bénéficiaire n’entrent pas dans les critères d’attribution.
Pour en profiter, l’automobiliste doit choisir une voiture 100 % électrique, immatriculée pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, et l’acheter ou la louer auprès d’un professionnel de l’automobile habilité.
La batterie doit conserver au moins 80 % de sa capacité initiale. À défaut, la voiture doit disposer d’une autonomie résiduelle d’au moins 200 km ou conserver au moins 80 % de l’autonomie établie lors de son homologation. Le bénéficiaire doit également garder le véhicule pendant au moins trois ans.
Le montant varie selon l’opérateur CEE auquel l’acheteur s’adresse : il n’existe pas de montant national fixe.
Aides à domicile : une majoration d’environ 2 000 €
Les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne peuvent obtenir une majoration d’environ 2 000 € lorsqu’ils achètent un véhicule électrique d’occasion qui respecte les critères du dispositif.
Le véhicule doit notamment coûter au maximum 25 000 € TTC et afficher une masse en ordre de marche inférieure à 1 800 kg.
Taxis : une aide pouvant atteindre 5 500 €
Du 1er septembre au 31 décembre 2026, les taxis peuvent bénéficier d’une nouvelle aide pour acheter ou louer une voiture électrique. Pour ouvrir droit au dispositif, le véhicule doit atteindre le score environnemental minimal requis, peser moins de 2 400 kg et coûter au maximum 65 000 € hors options.
L’aide atteint environ 3 500 € dans le cas général et jusqu’à 5 500 € lorsque le véhicule et sa batterie proviennent d’une fabrication européenne.
MaPrimeRénov’ : ce qui change au 1er septembre 2026
Rénovation d’ampleur : conserver un chauffage au gaz prive désormais de l’aide
À partir du 1er septembre, les propriétaires d’une maison individuelle qui conservent un chauffage au gaz après une rénovation d’ampleur ne peuvent plus bénéficier de MaPrimeRénov’ pour ces travaux.
Pour obtenir l’aide, ils doivent désormais installer des systèmes décarbonés pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire.
Parcours par geste : plusieurs travaux sortent du dispositif
MaPrimeRénov’ parcours par geste ne prend plus en compte plusieurs catégories de travaux à partir du 1er septembre. La liste comprend notamment les équipements indépendants de chauffage ou d’eau chaude sanitaire au bois ou utilisant d’autres biomasses, les pompes à chaleur dédiées à l’eau chaude sanitaire, les systèmes de ventilation, l’isolation, certains équipements de chauffage ainsi que la production d’eau chaude sanitaire solaire thermique ou avec des capteurs hybrides, sauf en Outre-mer.
Parallèlement, les propriétaires de logements classés F et G peuvent continuer à accéder au parcours par geste jusqu’au 31 décembre 2027 en France métropolitaine.
Pompes à chaleur : un agrément devient nécessaire
À compter du 1er septembre, seuls les modèles de pompes à chaleur disposant d’un agrément officiel permettent de bénéficier de la prime « Coup de pouce Chauffage ». L’arrêté du 2 juillet 2026 permet ainsi d’identifier les équipements concernés.
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Entreprises : la facturation électronique franchit une étape majeure
La réforme de la facturation électronique entre entreprises franchit une nouvelle étape le 1er septembre.
Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent désormais pouvoir recevoir des factures électroniques.
À cette même date, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) doivent également émettre leurs factures électroniquement et transmettre à l’administration les données de transaction et de paiement demandées.
Les petites entreprises et les microentreprises disposeront d’une année supplémentaire : elles devront émettre leurs factures électroniques à compter du 1er septembre 2027.
PFAS : les industriels concernés devront payer pour leurs rejets dans l’eau
Le principe pollueur-payeur s’étend aux PFAS, souvent surnommés « polluants éternels », à compter du 1er septembre.
Les exploitants d’installations qui entrent dans le champ du dispositif doivent acquitter une redevance lorsque leurs rejets de PFAS dans l’eau atteignent le seuil prévu. La réglementation fixe ce seuil à 100 grammes et le tarif à 100 € par tranche de 100 grammes de PFAS rejetés. La mesure découle de la loi du 27 février 2025.
Ultra-fast fashion : ce qui change au 1er septembre 2026
À partir du 1er septembre, le score environnemental peut augmenter la contribution financière que versent les producteurs relevant de la mode ultra-éphémère.
Pour 2026 et 2027, le barème prévoit notamment 0,50 € pour un boxer, un caleçon ou des chaussettes, 2 € pour un t-shirt ou un polo, 6 € pour une chemise ou un pull, 9 € pour un jean et 12 € pour un manteau ou une veste.
Le malus peut représenter jusqu’à 50 % du prix du produit, dans la limite du plafond applicable. Le producteur supporte cette contribution : le dispositif n’ajoute donc pas automatiquement ce montant au prix payé par le consommateur.
Rentrée scolaire : téléphones interdits au lycée et Educfi en quatrième
Téléphones portables : l’interdiction s’étend aux lycées
À la rentrée 2026, les lycéens ne peuvent désormais plus utiliser leur téléphone portable et certains objets connectés dans leur établissement. Cette interdiction s’appliquait déjà dans les écoles maternelles, élémentaires et les collèges.
La loi du 24 août 2026 visant à protéger les mineurs des risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux étend cette règle aux lycées. Elle autorise toutefois des exceptions, notamment pour un motif médical, et permet aux établissements d’en préciser certaines modalités dans leur règlement intérieur.
Passeport Educfi : l’éducation financière se généralise en quatrième
À la rentrée 2026, tous les élèves de quatrième suivent le Passeport Educfi, une formation à l’éducation économique, budgétaire et financière.
Un atelier d’environ deux heures leur permet notamment d’aborder la gestion d’un budget, l’épargne et les moyens de paiement. Il abordera également le crédit, l’assurance et la prévention des arnaques financières.
En bref : ce qui change au 1er septembre 2026 : quatre questions pratiques
Tous les retraités sont-ils concernés par les nouvelles règles ?
Non. Les nouvelles dispositions présentées ici concernent les pensions qui prennent effet à compter du 1er septembre 2026. Elles ne changent pas la situation des personnes qui ont déjà liquidé leur retraite.
Quel est le montant de la nouvelle aide pour une voiture électrique d’occasion ?
Il n’existe pas de montant national fixe. Chaque opérateur de certificats d’économies d’énergie détermine le montant de l’aide qu’il propose dans le cadre du dispositif.
Toutes les entreprises doivent-elles émettre des factures électroniques dès septembre 2026 ?
Non. Toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026. À cette date, seules les grandes entreprises et les ETI doivent également en émettre. Les petites entreprises et microentreprises devront respecter cette seconde obligation à partir du 1er septembre 2027.
La facture de gaz de tous les consommateurs augmente-t-elle de 5,6 % ?
Non. La hausse de 5,6 % concerne le prix repère de vente du gaz que publie la Commission de régulation de l’énergie. Ce prix constitue une référence indicative et non un tarif que tous les fournisseurs appliquent automatiquement.
Sources de ce qui change au 1er septembre 2026
Sources générales et pratiques
- Ministère de l’Économie : Ce qui change en septembre 2026 — facturation électronique, véhicules électriques, MaPrimeRénov’, pompes à chaleur et téléphones portables dans les lycées.
- Code du travail numérique : Rupture conventionnelle et chômage : les nouvelles durées d’indemnisation à partir du 1er septembre 2026.
- Assurance Maladie : Médicaments hybrides et biosimilaires : de nouvelles règles de remboursement à la rentrée.
- Commission de régulation de l’énergie : Prix repère de vente du gaz naturel pour les clients résidentiels — grille applicable en septembre 2026.
- Direction générale des douanes et droits indirects : Prix de vente au détail des tabacs manufacturés — nomenclature applicable au 1er septembre 2026.
Retraites, chômage et arrêts de travail
- Retraite des parents : décret n° 2026-699 du 29 juillet 2026 — calcul du salaire annuel moyen et dispositions concernant certaines mères fonctionnaires.
- Carrières longues : décret n° 2026-700 du 29 juillet 2026 — prise en compte de certains trimestres liés aux enfants.
- Assurance chômage : loi n° 2026-470 du 11 juin 2026 et textes d’application. Consulter les nouvelles règles sur le Code du travail numérique.
- Arrêts de travail : décret n° 2026-498 du 12 juin 2026 — durée des prescriptions et prolongations à compter du 1er septembre 2026.
Logement et pompes à chaleur
- Pompes à chaleur : arrêté du 2 juillet 2026 fixant la liste des modèles agréés en matière de qualité et de résilience industrielle, dans sa version consolidée.
- MaPrimeRénov’ : Ministère de l’Économie — Ce qui change en septembre 2026.
Environnement et ultra-fast fashion
- PFAS : loi n° 2025-188 du 27 février 2025 visant à protéger la population des risques liés aux substances per- et polyfluoroalkylées.
- Redevance PFAS : arrêté du 25 juin 2026 précisant les modalités d’application de la redevance pour pollution de l’eau.
- Ultra-fast fashion : arrêté du 24 août 2026 — modulation des contributions financières liées aux pratiques de mode ultra-éphémère.
Rentrée scolaire et tabac
- Téléphones portables dans les lycées : loi n° 2026-813 du 24 août 2026 visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux.
- Tabac : arrêté du 5 août 2026 portant homologation des prix de vente au détail des tabacs manufacturés. Consulter la nomenclature officielle applicable au 1er septembre 2026.
Crédit photo d’illustration : Jakub Zerdzicki sur Pexels