Chikungunya et dengue dans les Deux-Sèvres moustique tigre

La situation du chikungunya et de la dengue dans les Deux-Sèvres apparaît pour l’instant bien différente de celle observée en 2025. Au 18 août 2026, Santé publique France recense un seul cas importé de chikungunya dans le département, contre 19 cas importés sur l’ensemble de la saison 2025. L’an dernier, une transmission locale avait également touché Chauray à partir du 22 août. Le chikungunya, la dengue et le Zika sont des maladies virales transmises à l’être humain par des moustiques du genre Aedes, notamment le moustique tigre (Aedes albopictus).

Santé publique France assure depuis le 1er mai une surveillance renforcée du chikungunya, de la dengue et du Zika. Dans son bulletin consacré à la Nouvelle-Aquitaine publié le 19 août 2026, l’agence dresse un nouveau bilan des cas importés et des transmissions autochtones dans la région.

Chikungunya et dengue dans les Deux-Sèvres : un cas importé en 2026

Entre le 1er mai et le 18 août 2026, Santé publique France a recensé un cas importé de chikungunya dans les Deux-Sèvres. Aucun cas de dengue n’a été signalé dans le département. Par ailleurs, Santé publique France n’a identifié aucun cas importé de Zika dans l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine.

Surtout, Santé publique France n’a identifié aucune transmission autochtone de chikungunya ou de dengue dans les Deux-Sèvres au 18 août 2026. À cette date, les épisodes autochtones recensés en Nouvelle-Aquitaine concernent la Gironde pour le chikungunya et la Dordogne pour la dengue.

À l’échelle régionale, Santé publique France comptabilise, entre le 1er mai et le 18 août, 18 cas importés de chikungunya et 28 de dengue.

Quelle différence entre un cas importé et un cas autochtone ?

La distinction est importante. Un cas importé concerne une personne qui a contracté l’infection lors d’un séjour dans une zone où le virus circule, avant son retour dans l’Hexagone.

À l’inverse, Santé publique France considère comme un cas autochtone une personne qui n’a pas séjourné dans une zone de circulation virale en dehors de l’Hexagone dans les 15 jours précédant le début des symptômes. La contamination a alors eu lieu localement.

Ainsi, la présence d’un cas importé de chikungunya dans les Deux-Sèvres ne signifie pas qu’une transmission locale du virus s’est produite. Au 18 août 2026, aucun cas de transmission locale n’a été identifié dans le département.

Chikungunya et dengue dans les Deux-Sèvres : en 2025, 19 cas importés dans les Deux-Sèvres

La saison 2025 avait été nettement plus marquée. Entre le 1er mai et le 30 novembre, Santé publique France avait comptabilisé 19 cas importés dans les Deux-Sèvres : 8 cas de chikungunya et 11 de dengue.

Deux-Sèvres – saison 2025 Nombre de cas
Chikungunya importé 8
Dengue importée 11
Chikungunya autochtone 1
Dengue autochtone 0
Total 20

Un cas de chikungunya transmis localement à Chauray en 2025

Aux 19 cas importés s’était ajouté un épisode autochtone de chikungunya à Chauray. Il avait concerné un seul cas, dont les premiers symptômes étaient apparus le 22 août 2025.

Santé publique France n’a recensé aucun autre épisode autochtone dans les Deux-Sèvres sur l’ensemble de la saison 2025.

Ce calendrier invite cependant à la prudence lorsque l’on compare les deux années. Au 18 août 2025, le cas autochtone de Chauray n’avait pas encore débuté puisque les premiers symptômes sont apparus quatre jours plus tard. La saison de surveillance 2026 est, elle aussi, toujours en cours.


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Une année 2025 sans précédent en Nouvelle-Aquitaine

Au-delà des Deux-Sèvres, 2025 avait marqué un tournant pour toute la Nouvelle-Aquitaine. Santé publique France y avait identifié les premières transmissions autochtones de chikungunya et de dengue recensées dans la région.

Au terme de la saison, 17 épisodes de transmission autochtone de chikungunya avaient totalisé 160 cas. Un épisode de dengue avait également entraîné trois cas autochtones.

La région avait parallèlement enregistré 156 cas importés de chikungunya et 138 cas importés de dengue entre le 1er mai et le 30 novembre 2025. Santé publique France qualifie le nombre de cas importés de chikungunya de record depuis l’implantation du moustique tigre dans la région.

Des signalements nettement moins nombreux en Nouvelle-Aquitaine en 2026

Les périodes disponibles ne permettent pas encore d’établir un bilan définitif comparable entre 2025 et 2026. Les chiffres 2025 couvrent en effet toute la saison, jusqu’au 30 novembre, tandis que ceux de 2026 s’arrêtent au 18 août.

Les données régionales montrent néanmoins un écart important à un stade proche de la saison. Du 1er mai au 18 août 2026, la Nouvelle-Aquitaine compte 18 cas importés de chikungunya et 28 de dengue. En 2025, Santé publique France en recensait respectivement 144 et 106 au 26 août.

Nouvelle-Aquitaine 2025 au 26 août 2026 au 18 août
Chikungunya importé 144 18
Dengue importée 106 28

Les deux périodes diffèrent de huit jours : ces chiffres ne constituent donc pas une comparaison à dates strictement identiques. Ils montrent toutefois que les signalements de cas importés restent, à ce stade, très inférieurs à ceux observés durant l’été 2025.

Pourquoi autant de cas de chikungunya en 2025 ?

Santé publique France relie notamment le niveau exceptionnel des cas importés de chikungunya en 2025 à l’importante épidémie qui touchait alors l’océan Indien, en particulier La Réunion.

À l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine, les cas importés de chikungunya concernaient majoritairement des personnes revenant de La Réunion ou d’autres îles de l’océan Indien. Les cas de dengue étaient principalement associés à des séjours aux Antilles françaises ou en Polynésie française.

Ces données portent sur l’ensemble de la région. Elles ne permettent donc pas de déterminer où les 19 cas importés recensés dans les Deux-Sèvres en 2025 avaient contracté leur infection.

En bref : ce qu’il faut retenir des cas de Chikungunya et dengue dans les Deux-Sèvres

Combien de cas de chikungunya ont été recensés dans les Deux-Sèvres en 2026 ? Au 18 août 2026, Santé publique France recense un seul cas importé de chikungunya dans les Deux-Sèvres. Aucun cas autochtone n’a été identifié.

Combien de cas avaient été recensés dans les Deux-Sèvres en 2025 ? Sur l’ensemble de la période du 1er mai au 30 novembre 2025, le département avait enregistré 19 cas importés : 8 de chikungunya et 11 de dengue. Un cas autochtone de chikungunya à Chauray porte le total à 20 cas.

Quand le cas autochtone de Chauray était-il apparu ? Les premiers symptômes du cas de Chauray avaient débuté le 22 août 2025. Les Deux-Sèvres n’ont connu aucun autre épisode de transmission autochtone au cours de la saison.

Quelle est la différence entre un cas importé et un cas autochtone ? Un cas importé a contracté l’infection lors d’un séjour dans une zone de circulation du virus. Un cas autochtone correspond à une contamination locale, sans séjour récent dans une telle zone.

 

Sources :

Crédit photo d’illustration : Saeed Saeed – Pexels

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