Virus West Nile dans les Deux-Sèvres moustique culex

Le virus West Nile circule dans les Deux-Sèvres, où deux personnes ont été contaminées localement. Après ces cas humains recensés à la mi-octobre, Santé publique France signale désormais des infections chez les chevaux. Une situation qui appelle à la vigilance face aux piqûres de moustiques de type Culex (moustique commun), qui peuvent être actifs jusqu’à fin novembre.

Deux cas humains recensés dès la mi-octobre

Dans les Deux-Sèvres, deux cas humains de virus West Nile ont été recensés entre le 7 et le 14 octobre 2026, selon les bulletins de Santé publique France.

Ces cas sont qualifiés d’« autochtones » : les personnes ont contracté le virus localement, à la suite d’une piqûre de moustique infecté, et non lors d’un voyage dans une autre région ou à l’étranger.

Des infections désormais signalées chez les chevaux

Dans son bulletin publié ce 29 octobre 2026, Santé publique France signale également des cas d’infection par le virus West Nile chez des chevaux dans le département des Deux-Sèvres.

Comme les humains, les chevaux peuvent contracter le virus après une piqûre de moustique infecté. Ils ne transmettent toutefois pas directement le virus à l’homme.

Virus West Nile : comment se transmet-il et quels sont les risques ?

Également appelé virus du Nil occidental, le West Nile circule principalement entre les oiseaux et les moustiques du genre Culex. Ces moustiques communs piquent surtout le soir et la nuit, contrairement au moustique tigre, principalement actif le jour.

Environ 80 % des personnes infectées ne présentent aucun symptôme. Les autres développent le plus souvent une forme bénigne, avec fièvre, maux de tête ou douleurs musculaires et articulaires. Moins de 1 % des personnes infectées développent des complications neurologiques, plus fréquentes chez les personnes âgées.

Pourquoi les dons de sang et d’organes font l’objet de précautions

Le virus ne se transmet pas lors des contacts ordinaires entre personnes. Une transmission reste toutefois possible par transfusion sanguine ou par greffe d’organes, de tissus ou de cellules.

Pour limiter ce risque, Santé publique France signalait dès le 15 octobre des mesures de sécurisation des dons dans les Deux-Sèvres. Selon les situations, ces précautions peuvent comprendre le dépistage des dons ou l’ajournement temporaire de certains donneurs.

Une saison exceptionnelle en France

Les Deux-Sèvres s’inscrivent dans une saison exceptionnelle : plus de 200 cas autochtones de virus West Nile ont été recensés en France hexagonale cette année, contre 62 sur l’ensemble de 2025.

Il n’existe actuellement aucun vaccin contre le virus West Nile pour les humains. Des vaccins sont en revanche disponibles pour les chevaux afin de les protéger contre l’infection.


À voir aussi : Dengue dans les Deux-Sèvres : le premier cas importé en 2026 recensé en septembre


Comment éviter les piqûres jusqu’à fin novembre

Pour se protéger, il est recommandé de porter des vêtements longs et couvrants, d’appliquer un répulsif cutané et d’installer des moustiquaires. Ces précautions sont particulièrement importantes le soir et la nuit, lorsque les moustiques du genre Culex, principaux vecteurs du virus, sont les plus actifs.

La prévention passe aussi par la suppression des eaux stagnantes, où ces moustiques se reproduisent. Il faut notamment vider les soucoupes des pots de fleurs, couvrir les réserves d’eau et retirer les récipients susceptibles de retenir l’eau de pluie. Selon Santé publique France, les moustiques du genre Culex restent actifs jusqu’à fin novembre.

En bref : ce qu’il faut retenir sur le virus West Nile dans les Deux-Sèvres

Combien de cas humains ont été recensés dans Les Deux-Sèvres ?

Deux cas autochtones, selon le bulletin régional de Santé publique France du 29 octobre. Ils ont été identifiés entre le 7 et le 14 octobre.

Des chevaux sont-ils également concernés ?

Oui. Le bulletin du 29 octobre rapporte des infections chez les chevaux dans les Deux-Sèvres.

Le virus se transmet-il d’une personne à l’autre ?

Non, pas lors des contacts ordinaires. Une transmission reste possible par transfusion sanguine ou greffe, d’où les mesures de sécurisation des dons mises en place dans les Deux-Sèvres.

Existe-t-il un traitement ou un vaccin ?

Non. Aucun traitement spécifique ni vaccin n’existe pour les humains : les soins visent à soulager les symptômes, et les formes graves sont prises en charge à l’hôpital.

Sources

Crédit photo d’illustration : Erik Karits – Pexels

Laisser un commentaire