Une affaire de fausse grossesse à Angoulême connaît un rebondissement inattendu. Selon les informations de Charente Libre, une jeune femme de 20 ans, poursuivie pour avoir simulé une grossesse de jumeaux en 2023, devait comparaître en octobre 2026. Mais elle est aujourd’hui réellement enceinte. Son état de santé a conduit la justice à reporter son procès à mai 2027.
Un certificat médical vérifié avant le report du procès
La jeune femme devait répondre de plusieurs accusations devant le tribunal d’Angoulême, en Charente. Son avocat a toutefois présenté un certificat médical attestant qu’elle ne pouvait pas comparaître en raison de son état de santé.
Une situation particulière au regard des faits qui lui sont reprochés. Selon Charente Libre, le parquet, c’est-à-dire le ministère public chargé de défendre les intérêts de la société, a demandé aux enquêteurs de contrôler l’authenticité du certificat.
Ces vérifications ont confirmé la validité du document. Le tribunal a donc renvoyé l’audience au mois de mai 2027.
Cette nouvelle grossesse intervient trois ans après les faits présumés, survenus en 2023. L’affaire avait alors commencé par un test de grossesse qui aurait donné un résultat erroné.
Sept mois de fausse grossesse et de documents médicaux falsifiés
Selon les éléments du dossier rapportés par Charente Libre, la jeune femme aurait d’abord cru attendre un enfant après un test de grossesse faussement positif. Elle aurait annoncé la nouvelle à son entourage avant de découvrir son erreur.
Mais au lieu de revenir sur cette annonce, elle aurait poursuivi la simulation pendant sept mois, affirmant attendre des jumeaux. Pour entretenir cette histoire, elle aurait fabriqué plusieurs documents médicaux.
Les enquêteurs lui reprochent notamment de fausses attestations de grossesse et une échographie falsifiée. Le scénario aurait ensuite pris une tournure tragique avec la fabrication de faux certificats d’accouchement et de décès.
La jeune femme aurait même imaginé une sépulture pour ces deux enfants fictifs. Une succession de faits qui a conduit à présenter cette affaire comme un « déni de grossesse à l’envers ».
Le préjudice financier atteindrait environ 6 000 euros. Le dossier mentionne notamment la Sécurité sociale, plusieurs mairies, l’hôpital d’Angoulême et un cabinet médical. Les éléments disponibles ne précisent toutefois pas la nature exacte du préjudice subi par chacun de ces organismes.
Selon les informations rapportées, la jeune femme a depuis remboursé la quasi-totalité des sommes concernées.
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Une éventuelle peine de prison évoquée par la procureure
Malgré le remboursement presque intégral du préjudice financier, les poursuites judiciaires se poursuivent. La jeune femme devra notamment répondre d’accusations de faux, d’usage de faux en écriture publique et d’escroquerie.
Le Code pénal définit le faux comme une modification frauduleuse de la vérité, susceptible de causer un préjudice, dans un document pouvant servir de preuve. L’usage de faux consiste à utiliser un tel document en connaissance de cause.
Dans l’attente du jugement, le tribunal maintient la prévenue sous contrôle judiciaire. Cette mesure lui impose de respecter certaines obligations sans être placée en détention. Dans son cas, elle doit notamment poursuivre des soins psychiatriques ou psychologiques.
La procureure a également évoqué la possibilité d’une peine d’emprisonnement lors de la prochaine audience, compte tenu de la nature des faits reprochés.
Le tribunal devra donc examiner le dossier en mai 2027 et déterminer la responsabilité pénale de la jeune femme. Celle-ci reste présumée innocente tant qu’aucune décision définitive n’a établi sa culpabilité.
En bref : ce qu’il faut retenir sur la fausse grossesse à Angoulême
Pourquoi le procès de la fausse grossesse est-il reporté ?
La prévenue de 20 ans est actuellement enceinte. Un certificat médical, dont les enquêteurs ont vérifié l’authenticité à la demande du parquet, atteste son impossibilité de comparaître.
Quand aura lieu le procès à Angoulême ?
Initialement prévu en octobre 2026, le procès est reporté au mois de mai 2027 devant le tribunal d’Angoulême, en Charente.
Quels faits sont reprochés à la jeune femme ?
Elle est poursuivie pour avoir simulé une grossesse de jumeaux en 2023 et fabriqué plusieurs documents médicaux. Elle aurait également perçu indûment environ 6 000 euros, dont la quasi-totalité a depuis été remboursée.
Que risque-t-elle lors de son jugement ?
La jeune femme fait l’objet de poursuites pour des faits de faux, d’usage de faux en écriture publique et d’escroquerie. La procureure a évoqué une éventuelle peine d’emprisonnement, mais le tribunal n’a pas encore statué.
Sources
- Charente Libre – « Elle avait simulé une grossesse et produit des faux : le procès est renvoyé parce qu’elle est enceinte » – date de publication non établie
- Légifrance – Code pénal, article 441-1, définition du faux et de l’usage de faux – version en vigueur depuis le 1er janvier 2002
Crédit photo d’illustration : Google Maps