L’Établissement public du Marais poitevin (EPMP) a publié le 9 juin 2026 son bulletin mensuel de situation hydrologique. La canicule de mai, d’une intensité inédite, a précipité la baisse des niveaux d’eau sur l’ensemble du territoire, y compris dans les Deux-Sèvres. Les premiers arrêtés sécheresse ont déjà été pris.
Marais poitevin en ce début juin 2026 : Une canicule de mai sans précédent
Les températures caniculaires très précoces ont accéléré la baisse des débits des cours d’eau sur l’ensemble du territoire. Les précipitations ont été très excédentaires en janvier et février, mais un déficit marqué s’est installé depuis mars. L’épisode caniculaire de mai est qualifié d’intensité inédite en mai.
Ce contraste brutal entre un hiver humide et un printemps sec accentue les tensions sur la ressource en eau. Les nappes et les cours d’eau du territoire sont très réactifs : leur niveau suit directement les précipitations, ou l’absence de précipitations.
Nappes et cours d’eau sous pression dans les Deux-Sèvres
Les niveaux de nappes sont plutôt défavorables sur la plupart des secteurs, à l’exception du Lay amont, de l’ouest et de la Sèvre moyenne. Les secteurs des Autizes et du Mignon-Courance affichent des niveaux particulièrement bas. Les niveaux continuent de baisser sur l’ensemble du périmètre.
Les très faibles pluies et la chute des apports de nappe entraînent une baisse généralisée des débits, accentuée par l’épisode caniculaire.
Côté cours d’eau, les stations de suivi présentent des ruptures d’écoulements sur plusieurs sites : les Autizes, la Roulière, la Doulaye et le Lambon ne maintiennent plus de flux continu. Des assecs ou des écoulements discontinus sont constatés sur de nombreuses sources de bordure. Le nombre de stations concernées est supérieur aux années précédentes, hors 2022.
Ces ruptures d’écoulements sont très précoces cette année. La situation globale reste toutefois plus favorable qu’à la même période en 2022.
Zone humide : des niveaux encore conformes
Dans la zone humide, la plupart des canaux affichent des niveaux globalement conformes à leurs fuseaux de gestion. Les niveaux sont globalement constants sur le mois, avec quelques baisses prévues par les fuseaux de gestion.
Les contrats de marais et règlements d’eau définissent en effet des cotes plafond et plancher pour maintenir cet équilibre. Cette gestion encadrée limite, pour l’instant, la dégradation dans les zones humides.
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Irrigation et eau potable : les seuils d’alerte franchis
Des seuils de vigilance sont atteints sur un grand nombre de secteurs. Les irrigants de Vendée et du Marais poitevin appliquent des limitations volontaires sur proposition de l’OUGC (Organisme unique de gestion collective). Les bassins de la Vendée et des Autizes superficiels ont franchi les seuils d’alerte, et le bassin Mignon-Courance a atteint le niveau d’alerte renforcée.
Les volumes stockés dans les retenues d’irrigation atteignent environ 75 % à cette date. Les barrages d’eau potable affichent un remplissage compris entre 85 et 98 % à fin mai.
Les volumes consommés par les usages agricoles sont plus importants cette année en raison des conditions climatiques exceptionnelles. Les services de l’État appliquent déjà les premiers arrêtés « sécheresse ». Pour suivre en temps réel les restrictions en vigueur, les usagers peuvent consulter vigieau.gouv.fr.
En bref : ce qu’il faut retenir de la situation hydrologique du Marais poitevin en ce début juin 2026
Quelle est la situation hydrologique dans les Deux-Sèvres au 1er juin 2026 ? La canicule précoce de mai a provoqué une chute généralisée des débits et une baisse des nappes. Les secteurs des Autizes et du Mignon-Courance sont les plus touchés. Les premiers arrêtés sécheresse ont été pris par les préfectures.
Les cours d’eau sont-ils à sec dans le Marais poitevin ? Certains affluents sont déjà en rupture d’écoulement : les Autizes, la Roulière, la Doulaye et le Lambon. Cette situation est plus précoce que les années précédentes, mais moins sévère qu’en 2022 à la même période.
Les réserves d’eau potable des Deux-Sèvres peuvent-elles faire face à la sécheresse ? Les barrages d’eau potable affichent entre 85 et 98 % de remplissage fin mai. Un niveau de vigilance est atteint en Vendée, mais la situation reste surveillée sans tension critique à ce stade.
Source : Bulletin de situation hydrologique de l’établissement public du Marais poitevin – 1er juin 2026
Crédit photo d’illustration : Vladimir Srajber sur Pexels
