Marais poitevin en mai 2026 niveau eau

Le bulletin hydrologique du Marais poitevin, publié par l’Établissement public du Marais poitevin (EPMP) au 1er mai 2026, tire la sonnette d’alarme. Après un début d’année pluvieux, un mois d’avril très sec a provoqué une chute rapide des niveaux d’eau sur l’ensemble du territoire, Deux-Sèvres compris.

Marais poitevin en mai 2026 : un printemps sous tension hydrique

Les chiffres de pluviométrie parlent d’eux-mêmes. Entre La Roche-sur-Yon, La Rochelle et Niort, les relevés moyens de ces trois derniers mois montrent un écart criant avec les normales de la période 1991-2020.

  • Février : 149 mm enregistrés, contre 64 mm en moyenne. Très excédentaire.
  • Mars : 42 mm, contre 62 mm de moyenne. Déficit marqué.
  • Avril : seulement 15 mm, contre 64 mm habituels. Déficit très marqué.

À cela s’ajoutent des températures supérieures aux moyennes de saison sur l’ensemble de la période. Ces deux facteurs combinés ont accéléré l’évapotranspiration et réduit les apports aux nappes.

Des nappes qui plongent vers la quinquennale sèche

L’EPMP constate que les niveaux des eaux souterraines « continuent de baisser très nettement sur l’ensemble du territoire ». En cette fin de mois d’avril, certains secteurs pourraient atteindre la quinquennale sèche, c’est-à-dire un niveau aussi bas qu’une année sur cinq seulement.

La situation est toutefois moins dégradée en Deux-Sèvres, où les nappes affichent une relative résistance par rapport au reste du territoire.

Le bulletin rappelle par ailleurs une particularité méthodologique importante : la quasi-totalité des piézomètres utilisés pour mesurer les nappes sont influencés par les prélèvements agricoles. Un niveau haut ne signifie donc pas nécessairement un bon état hydrique réel.

Les cours d’eau également en baisse

Les eaux superficielles suivent la même trajectoire. La combinaison de très faibles précipitations et de la réduction des apports de nappe entraîne une chute généralisée des débits. Sur la plupart du territoire, les cours d’eau atteignent eux aussi la quinquennale sèche.

Le bulletin souligne la réactivité caractéristique de ce territoire : nappes et cours d’eau répondent très rapidement aux variations de pluie, tant à la hausse qu’à la baisse.


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Zone humide et stockages collectifs : un tableau plus nuancé

La zone humide du Marais poitevin présente une situation intermédiaire. Les niveaux moyens restent proches des fuseaux de gestion définis par les contrats de marais et règlements d’eau. Ils sont globalement stables sur le mois, avec quelques baisses attendues selon les prévisions des fuseaux.

Du côté des stockages collectifs destinés à l’irrigation, les réserves de substitution affichent un taux de remplissage autour de 85 % au 1er mai. Les usages agricoles ont débuté. Pour l’eau potable, les barrages sont proches de leur niveau maximum de remplissage sur l’ensemble du territoire. Un signal rassurant pour l’alimentation en eau des populations.

En bref : ce qu’il faut retenir du bulletin hydrologique du Marais poitevin en mai 2026

Quelle est la situation des nappes dans le Marais poitevin en mai 2026 ? Les nappes souterraines sont en baisse nette et peuvent atteindre la quinquennale sèche sur une grande partie du territoire, à l’exception des Deux-Sèvres où la situation est légèrement plus favorable.

Les cours d’eau sont-ils également touchés ? Oui. Les faibles précipitations d’avril (15 mm contre 64 mm en moyenne) ont provoqué une chute généralisée des débits, qui atteignent également la quinquennale sèche sur la plupart du Marais poitevin.

Où suivre l’évolution de la situation hydrologique ? L’EPMP publie ses données en temps réel sur siemp.epmp-marais-poitevin.fr et les informations sécheresse sont disponibles sur vigieau.gouv.fr.

 

Source : Bulletin hydrologique du Marais poitevin — Situation au 1er mai 2026, EPMP

Crédit photo : Marie MauronPixabay

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